Iris

Type : Absolue dans alcool/ beurre / Résine

Nom binominal : Iris pallida ou iris germanica

Famille : Iridacées

Organe producteur : Racine

Origine : Italie, Maroc

Production : Culture, conventionnel

  • La Maison Néroli respecte la législation en vigueur, nous interdisant de citer les propriétés des huiles essentielles, ainsi que leur posologie. C'est pourquoi nous avons choisi de parler quand il y a lieu de l'usage traditionnel et des propriétés des plantes, mais surtout de leur odeur, qui reste le meilleur indicateur de la qualité et de la personnalité d'une huile.

     

    Disons-le tout net pour commencer : l'iris, c'est un chef-d'oeuvre. Ni plus ni moins.

    Et je n'invente rien : tous ceux qui en ont senti, ainsi que tous les parfumeurs qui l'ont sublimé vous le diront : l'iris, c'est un chef d'oeuvre.

    Qui ne date pas d'hier : Pour les Grecs, Iris était la "messagère de Dieu, personnification de l'arc-en-ciel". Rien que ça. Ils ont donc nommé ainsi la fleur, du fait de ses magnifiques couleurs... irisées.

    Trois ans sont nécessaires pour le récolter, puis encore 3 à 5 ans pour le séchage des racines. Donc disons-le tout net aussi : il fait partie des matières les plus onéreuses. Et comme la qualité dépend du temps de séchage, plus c'est beau plus c'est cher.

    L'iris, c'est le poudré, la violette, la délicatesse et la puissance... l'élégance et le raffinement... On pourrait aussi dire que c'est une odeur hors du temps.

    C'est d'ailleurs un grand classique de la parfumerie, les 'nez' seront entre autres sensibles à la teneur en irone, molécule typique de l'iris, qui peut aller jusqu'à 25%.

    Nous avons le privilège de vous proposer trois iris d'odeurs et de formes différentes :

    Oshadhi - absolue: Le premier est une splendide absolue d'iris germanica du Maroc (de loin la meilleure origine pour le germanica), de chez Oshadhi. Fleurie, poudrée, douce et franchement beurrée, tendance beurre de cacao : l'iris et ce dernier partagent une molécule, l'acide myristique, qui donne au beurre de cacao une partie de son odeur. On a donc une violette à l'odeur poudrée et chocolatée, le tout étant très équilibré, et très cohérent. Comme une sorte d'évidence. Un mélange de douceur, de volupté et d'élégance. On pourrait presque s'imaginer un soir d'été dans une belle maison en Toscane. A noter : cette absolue est diluée à 75% dans 25% d'alcool bio, pour être directement utilisable.

    Hermitage - beurre: Le second est un stupéfiant beurre d'iris germanica, lui aussi du Maroc, de chez Hermitage Oils. Il contient 13% d'irone. Magnifiquement poudré, et très floral. Spectaculaire. Il est à la fois plus complexe que l'absolue et tout aussi équilibré. Mark Evans, qui l'a sourcé, parle à juste titre d'une 'complexité tranquille'. La note beurrée-cacao, toujours là, est moins présente car cachée derrière le poudré intense. Moins chocolat, donc, mais encore plus addictif. Et ce mélange créé quelque chose de sensuel et très charnel. La texture est cireuse et grasse, et bien figée, proche du beurre de cacao (faute à l'acide myristique). Il nécessitera un petit 'réchauffage' pour être utilisable. Et en parlant de chaleur, une curiosité de l'iris : il est distillé, dans un alambic spécifique, pour obtenir le beurre. C'est donc un beurre issu de la distillation... on est loin de nos classiques huiles essentielles.

    Hermitage - résine: Et enfin le troisième, une sublime résine d'iris pallida, de chez Hermitage, aux 22% d'irone. Une sorte de synthèse des deux précédentes, mais plus florale et plus fine : La douceur chocolatée de l'absolue cède la place à la douceur élégante de la violette, soutenue par le côté poudré et non devancé par lui comme dans le beurre. De l'équilibre, de la finesse... et beaucoup de violette. Simplement sublime.

Huile